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4e étape : Repartir du Christ, en alliance

« Il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez »(Marc 16, v.7)

Nous avons déployé les étapes de la prière de relecture ; en réalité, elle ne sont pas séparées mais appartiennent à un seul mouvement : au début, nous venions chargés du poids du jour et nous partions à la recherche de nous mêmes et de Dieu ; à la fin, notre cœur est devenu tout brûlant ; en cours de route, nous refaisons l’expérience des disciples d’Emmaüs.
Le dernier moment de notre prière est tributaire du climat des 3 autres moments :
- Climat de recul et de paix qui nous assure une certaine liberté intérieure .

  • Climat d’action de grâce qui place nos vies sur un horizon d’Eternité.
  • Climat de miséricorde qui fait que dans la confiance que Dieu nous fait, nous nous faisons aussi confiance pour risquer un nouveau départ.

Ainsi, avant de conclure notre prière de relecture, il est bon de parler avec le Seigneur, comme avec un ami, un familier, car il est essentiel de repartir le lendemain, à partir de Lui et non à partir de nous :

  • Le désir de Dieu est que nous soyons heureux d’un vrai bonheur et que nous aidions les autres à cela. Comment continuer à vivre selon la logique du Christ et des Béatitudes, dans ce qui nous attend demain ?
  • Nous avons perçu en nous des mouvements vers la Vie, la liberté, la joie… d’autres mouvements peut-être d’inquiétude, d’angoisse, de trouble, découragement, etc… « Choisis la Vie » nous dit le Seigneur… cela peut-être un combat pour renoncer à nos sentiments propres et nous ouvrir à ceux qui viennent de notre être plus profond !
  • Et puis, nous avons saisi des appels sur lesquels il peut y avoir à discerner.

C’est tout cela que nous tentons de mettre au clair dans un dialogue avec le Seigneur .
Cette prière peut se terminer comme une prière eucharistique : que tout soit pris dans l’offrande du Christ à son Père, notre aujourd’hui et notre demain, pour le salut de l’humanité.
Pour garder mémoire, nous pouvons prendre quelques notes de ce qui nous semble important.

A plus long terme : Relire pour relier :

En Afrique on dit : « en brousse, il n’y a pas de chemin ; ce sont les pas qui font le chemin ! » Mais un pas ne suffit pas pour faire un chemin. C’est pas après pas, jour après jour, de relecture en relecture quotidienne que notre chemin se trace.
De temps en temps, une fois par semaine ou par mois, ou pour préparer la rencontre avec notre accompagnateur, nous relisons ces notes de nos relectures de vie et nous les relions. Cela nous aide à discerner si ce que nous vivons est bien dans la direction fondamentale de nos choix de vie, si nous gardons le cap et le même horizon, malgré les inflexions et les virages. Souvent nous constatons avec reconnaissance que « le Seigneur écrit droit avec des lignes courbes » et que l’articulation des jours met en lumière un vrai chemin de vie et de grâce, avec ses crises, ses tâtonnements et ses moments de plénitude, de joie et d’accomplissement. De plus, si nous devons faire une décision, prendre une orientation nouvelle, ce n’est pas à partir de nulle part. Nos décisions s’appuient sur un chemin déjà là et en continuité avec ce que le passé nous a fait devenir !

Ainsi, la relecture nous aide à vivre unis à Dieu tout en restant incarnés dans l’épaisseur du monde où elle nous aide à trouver Dieu. Et si nous restons éveillés dans notre compagnonnage avec le Christ ressuscité, du même coup aussi, nous sommes aidés à être éveillés dans notre compagnonnage avec la terre, nos proches et nos lointains, solidaires du chemin des hommes . Là, humblement, en double solidarité, se tissent des liens de familiarité, d’intimité, de conformité avec Jésus et son Evangile et des liens d’engagement pour contribuer à quelque chose de meilleur pour nos frères.

En guise de conclusion :

« L’essentiel est bien de « chercher Dieu », de « trouver Dieu », d’être unis à Dieu dans la familiarité la plus grande possible. Certes, mais , chaque fois, « en toutes choses ». Dans la révélation chrétienne de Dieu venu « habiter parmi nous »
(Jean 1,v.14), du Christ « homme au milieu des hommes »(Jean 1 v.26), tout doit devenir terre sainte, haut lieu spirituel : la maison et la rue, le travail et le repos, la jeunesse et la vieillesse, la prière et les rencontres. » (Edouard O’NEILL , s.j.)

Fin Alice Tholence, soeur de St André
Membre de la CVX

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