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La petite bonté

«  (…) Par contre, il existe à côté de ce Grand Bien si terrible, la bonté humaine dans la vie de tous les jours. C’est la bonté d’une vieille qui, sur le bord de la route, donne un morceau de pain à un bagnard qui passe, c’est la bonté d’un soldat qui tend sa gourde à un ennemi blessé, la bonté d’un paysan qui cache dans sa grange un vieillard juif… Cette bonté privée d’un individu pour un autre individu est une bonté sans témoins, une petite bonté sans idéologie, une bonté instinctive et aveugle, spontanée et imprévisible, simple comme la vie.

Et la force de cette bonté vient de ce qu’elle réside dans le silence du cœur de l’homme. Mais si y nous réfléchissons, nous voyons que cette une bonté privée, muette, sans idéologie, occasionnelle est éternelle.

J’ai vu que l’homme n’était pas impuissant dans sa lutte contre le mal. L’humain continue à vivre dans l’homme dans cette petite bonté, insensée, absurde, impuissante, une bonté invincible.

Le mal ne peut rien contre elle. »

in « Vie et Destin » de Vassili Grossman (1962)

« Vie et destin » est la deuxième partie d’une grande fresque épique bâtie autour d’un moment crucial de l’histoire de l’U.R.S.S. : la bataille de Stalingrad. Un moment ô combien ambigu car, derrière le triomphe apparent d’un peuple , celui de la démocratie sur le nazisme, se profile l’horreur et un tournant déterminant pour le destin du monde.

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