Petit écho de la retraite « marcher et prier » du 14 au 19 septembre 2010 à Wépion
Depuis quelques années mon mari et moi avons découvert (re-découvert) les bienfaits de la marche à pied : la démarche de pèlerin, les échanges tranquilles à deux, les joies simples qu’on peut vivre au contact avec la nature.
La retraite « walk ‘nd pray » nous a donc d’emblée attirés.
La démarche proposée était simple : trois jours de marche (où nous marchions chacun à son rythme, sur un chemin balisé) entrecoupés de deux jour sur place, à la Pairelle (Wépion), en silence, réflexions et prières.
Les animateurs assumaient merveilleusement leur tâche de nous introduire tant au trajet de la randonnée qu’au contenu spirituel de la journée (textes bibliques et spirituels commentés qui nous livraient des pistes de réflexion)
J’ai reçu comme un vrai cadeau les itinéraires qui nous faisaient découvrir des coins de toute beauté du paysage entre Namur et Dinant et préparées avec grand soin (pour ne pas nous perdre, comme nous marchions seuls, en nous suivant les uns les autres avec un certain intervalle, nous avions chacun une carte, une description détaillée du chemin – et des balises le long du chemin fixées par un animateur qui prenait la tête du groupe) . Je me sentais entourée « par devant et par derrière » comme le dit si bien le psaume- je pouvais me concentrer/ me centrer sur mes points de méditation ! Les paroles d’un chant, une scène biblique, la prière du rosaire, étaient autant de « nourriture » pour l’esprit que ce qui s’offrait à moi sur le chemin : des oies dans un pré, un petit village avec ses potagers, les bruits d’une rivière ou la chaleur du soleil qui accompagnait la pause pic-nic. Même si tout le chemin se faisait seul et en silence je me sentais portée par la communion avec le groupe…Un partage avait lieu à la fin de la marche, dès que le dernier marcheur du groupe, le « camion balayeur » , nous avait rejoints (il avait la tâche de ramasser les banderoles en plastic qui nous avaient servies de balises !!).
Un moment fort- et qui reste gravé dans ma mémoire- était la célébration de l’eucharistie à même le sol (la météo était clémente) – le petit groupe étant assis par terre (les plus braves sur leurs sacs-poubelles, les autres sur leurs petites chaises pliantes) – le pain béni sur une simple pierre ramassée au bord du chemin. Ainsi, le « fruit de la terre et du travail des hommes », partagé à côté d’un champ fraîchement labouré, devenait d’autant plus parlant !
Un grand merci à Rita Dobbelstein, Jean-Marie Birsens et Philippe Marbais qui nous ont permis de vivre ces moments privilégiés de rencontre avec le Seigneur !
Christiane Kremer-Hoffmann