La visitation
Luc 1, 39 – 45
Nous allons contempler aujourd’hui une scène de l’évangile de Saint Luc. En voici le contexte : Marie a reçu la visite de l’ange Gabriel, qui lui a annoncé qu’elle allait donner naissance à un enfant, qui serait appelé Fils de Dieu. Sa cousine Elizabeth, malgré son âge, est elle aussi enceinte d’un fils.
« En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Elizabeth. Et il advint, dès qu’Elizabeth eut entendu la salutation de Marie, que l’enfant tressaillit dans son sein et Elizabeth fut remplie d’Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit : « Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car, vois-tu, dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! »
Pour relire ma prière
1. Où me suis-je situé dans la scène ?
2. Qu’ai-je perçu de Marie, Elisabeth, Dieu ? Y a-t-il des paroles, des gestes, des attitudes qui m’ont plus particulièrement touchés ?
3. Qu’ai-je découvert ? Comment est-ce que cela résonne dans ma vie ?
Durant la quinzaine qui vient
Je peux me laisser toucher consciemment par les rencontres qui s’offriront à moi.
- Prendre conscience du désir de Dieu de me rencontrer : il est ici, avec moi, maintenant.
- Rejoindre mon désir d’être avec lui et lui demander la grâce dont j’ai besoin pour être disponible à cette rencontre.
- Entrer dans la contemplation.
« Et il advint, dès qu’Elizabeth eut entendu la salutation de Marie, que l’enfant tressaillit dans son sein et Elizabeth fut remplie d’Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit : « Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car, vois-tu, dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! »
- J’écoute le cri d’Elizabeth. De quelle émotion est-il habité ? Emerveillement, ébahissement, joie, plénitude ? Quelle est sa résonnance en moi ? Légère, murmurante ou puissante, bousculante ? Quant à Marie, qui entend Elizabeth l’appeler « mère de mon Seigneur », comment est son attitude ? Quel visage a-t-elle ?
- Prendre le temps de contempler Marie. Comment reçoit-elle ces paroles ?
- Et moi, puis-je entendre : « Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » ? Comment est-ce que je reçois cette parole ? Ai-je envie d’en parler à Marie, à Elizabeth, à Dieu ? Je prends le temps de lui dire ce qui est là, en moi. Puis-je entendre sa réponse, recevoir un geste, voir une attitude ?
- Poursuivre par la prière personnelle.
- Je peux aussi prier le Magnificat (Luc 1, 46 – 56) seul(e) ou avec Marie.




