Dimanche dernier, alors que des chrétiens terminaient leur année liturgique en célébrant le Christ-Roi, toi, Joseph, tu as terminé ta vie ici sur Terre en allant le célébrer face à face dans ton monde originel.
Depuis ton départ, je me suis rappelé deux déclarations du Seigneur citées lors de cette célébration du Christ-Roi :
- La première : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger » ce qui voulait dire aussi - comme il l’a dit par ailleurs - qu’il habite en chacun de nous.
- La deuxième déclaration, c’est « J’irai à la recherche de mes brebis et je prendrai soin d’elles ».
Pourquoi ces déclarations m’ont-elles interpellé ? Parce qu’elles disent ce que tu es, Joseph ! Tu es la manifestation de la présence du Christ en toi qui prend soin des brebis ; tu le manifestes par ton humilité, ta bonté, ton dévouement, ton silence ; tu le manifestes par la délicatesse, la chaleur de ton accueil, toujours à l’écoute des brebis qui te consultent pour mieux parcourir le chemin vers le Père.
Mon cher Frère, tu es venu au monde cinq mois après le décès de papa ; j’avais deux ans ; c’est ainsi que nous avons vécu notre enfance et adolescence sans directives paternelles mais sous les directives silencieuses de nos deux destins, soutenus que nous étions par l’Amour chaleureux et désintéressé de notre maman et de nos grands parents maternels, soutenus aussi par les études faites chez les dévoués Pères Jésuites pleins de rigueur.
Nous avons cheminé l’un à côté de l’autre dans le silence et l’écoute intérieure de nos destins individuels. Je me souviens de ce petit autel que je t’avais construit, dans notre enfance, afin de te permettre de célébrer la messe dans les vêtements que les religieuses de la paroisse t’avaient confectionnés.
C’est ainsi qu’à la fin de notre adolescence, nous avions à cœur l’un et l’autre de vivre avec le Christ en nous et de le faire connaître, chacun à sa façon. Ensuite, après l’adolescence, nous n’avons pas beaucoup échanger en paroles ; mais nos cœurs restaient proches et s’écoutaient dans le silence et le respect mutuel.
Lucienne et moi te remercions pour ces bons moments passés ensemble lorsque se réunissait toute la famille : tes nièces, tes neveux, nos petits et arrière-petits enfants. Comme le dit Lucienne, ta présence réservée apportait paix, joie et sérénité.
Merci au Père Supérieur de La Colombière, merci à tous tes confrères et au personnel de La Colombière qui t’ont accompagné ! Merci aussi à tes confrères de La Pairelle et d’ailleurs, pour tout ce qu’ils ont partagé avec toi !
Joseph, te voilà dans ta nouvelle résidence ; je ne sais quand je te rejoindrai mais cela viendra un jour…..
Merci mon cher frère d’avoir été là ; merci d’être encore là ; merci d’être ce que tu es ; merci pour tout ce que tu as accompli et accompliras !
Guy